* Microbiologiques , elles ne doivent pas contenir de germes pathogènes (bactéries, virus, parasites..) qui provoqueraient des maladies chez les consommateurs.
Ce sont les critères les plus importants. Tous ces paramètres à mesurer, de même que les techniques utilisées, et les valeurs indicatives à ne pas dépasser sont définis par des normes nationales ou internationales, reconnues par l'état et s'appuyant sur des textes de loi (Code de l'eau) et de réglementation pour leur mise en pratique.
La SDE utilise les recommandations de l'OMS comme normes de référence.
Processus de traitement des eaux
L'objectif du traitement c'est de rendre l'eau potable, donc de composition conforme aux exigences de la norme en vigueur, pour la satisfaction et le bien être des consommateurs.
1°) Le traitement des eaux de surface du fleuve Sénégal et au niveau du Lac de Guiers se fait suivant une filière physico-chimique.
Il consiste ainsi en :
Un tamisage pour éliminer les matières solides plus ou moins grosses qui
pourraient gêner le traitement ultérieur.
Une préoxydation , si nécessaire avec du chlore ou du permanganate de potassium, pour éliminer ou réduire considérablement les matières organiques et la plupart des éléments oxydables présents dans l'eau brute.
Une coagulation floculation , par addition du sulfate d'Alumine comme coagulant et une agitation par des mélangeurs tournant à vitesses variables (agitation rapide en 1 mn, suivie d'une agitation plus lente) permettant de rassembler les éléments colloïdaux en suspension, qui forment alors des flocs insolubles. Certains éléments solubles indésirables sont aussi éliminés (fer - manganèse ..). Les flocs se déposent gravitairement au fond des bassins de décantation ; l'eau devient alors claire et limpide.
Une neutralisation (en fait une mise en équilibre) avec de l'eau de chaux, car la clarification avec le sulfate d'alumine augmente l'acidité de l'eau qui peut alors être «agressive» pour les ouvrages et conduites d'eau si elle n'est pas mise à l'équilibre.
Une filtration dans des bassins contenant une couche de sable (1 à 1,2 mètre) supportée par un plancher muni de buselures . La vitesse de filtration est de 5m3/
m2/h .Toutes les particules en suspension, non arrêtées à la décantation, sont retenues.
Les filtres s'encrassent au fur et à mesure de leur fonctionnement et un nettoyage périodique avec de l'air comprimé et de l'eau est pratiqué.
Une désinfection au chlore est enfin pratiquée avant le refoulement vers les bâches tampons et les conduites de distribution.
Les doses de réactifs utilisées sont très variables et dépendent de la qualité de l'eau brute.
Des essais de traitement, au laboratoire, sont donc effectués pour déterminer les quantités optimales de réactifs et les conditions opératoires requises afin d'obtenir la meilleure qualité d'eau et à moindre coût.
2°) Les eaux souterraines naturellement claires et limpides peuvent renfermer des gaz dissous ou des sels solubles à des quantités dépassant les valeurs admises. Dans ces conditions leur traitement s'avère nécessaire.
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